Alors que Unisport du Haut-Nkam semblait en bonne position pour décrocher le titre de champion du Cameroun cette saison, la fin de parcours du club a finalement laissé place à de nombreux regrets. Longtemps leader du championnat, le Flambeau de l’Ouest a vu ses ambitions s’effondrer dans le sprint final, laissant échapper un sacre qui lui tendait pourtant les bras.
Face aux nombreuses interrogations sur les raisons de cet effondrement, l’entraîneur Laurent Djam a tenu à apporter des explications. Le technicien camerounais a révélé que plusieurs difficultés, notamment sur les plans administratif et interne, ont considérablement perturbé la dynamique du club durant la saison.
Selon Laurent Djam, l’objectif initial d’Unisport en début de saison était loin d’être celui du titre. En tant que club promu, la priorité était avant tout d’assurer le maintien parmi l’élite du football camerounais. L’ambition du sacre s’est construite progressivement, au fil des performances convaincantes de l’équipe.
« J’entends beaucoup de choses mais pour un club qui vient de monter, on avait pour ambition de maintenir le club », a expliqué le coach.
Cette déclaration permet de mesurer le chemin parcouru par Unisport cette saison. Peu d’observateurs imaginaient voir le club jouer les premiers rôles dès son retour parmi l’élite. Pourtant, grâce à une dynamique positive, une bonne organisation tactique et des résultats impressionnants, le club s’est rapidement imposé comme un sérieux prétendant au titre.
Laurent Djam reconnaît d’ailleurs avoir lui-même revu les ambitions du club à la hausse, convaincu du potentiel de son effectif.
« On a eu d’autres ambitions. C’est moi qui les ai mises en place parce que je savais qu’on avait des joueurs pour », a-t-il affirmé.
Cette confiance du technicien envers son groupe n’était pas infondée. Pendant une grande partie de la saison, Unisport a affiché un niveau de performance remarquable, dominant le championnat avec autorité. Le club avait même réussi à bâtir une avance confortable sur ses poursuivants, laissant penser qu’il filait tout droit vers le sacre.
Mais derrière cette belle dynamique sportive, des problèmes plus profonds affectaient déjà la stabilité du groupe.
L’entraîneur a révélé que plusieurs dysfonctionnements internes ont progressivement fragilisé le club. Sans entrer dans les détails, il évoque des problèmes administratifs et des tensions internes ayant eu un impact direct sur le fonctionnement global de l’équipe.
« Maintenant, il y a eu beaucoup de problèmes administratifs, beaucoup de problèmes internes qui ont écorné le fonctionnement », a confié Laurent Djam.
Ces révélations apportent un éclairage important sur la chute d’Unisport dans le sprint final. Si les résultats sportifs restent visibles sur le terrain, de nombreux facteurs invisibles peuvent influencer les performances d’un groupe au fil d’une saison. Les tensions internes, les difficultés de gestion ou encore les problèmes administratifs peuvent rapidement perturber l’équilibre d’une équipe, même lorsqu’elle est en pleine réussite sportive.
Dans le cas d’Unisport, ces perturbations semblent avoir coïncidé avec le début de la mauvaise série qui a vu le club perdre progressivement son avance au classement.
Après une phase aller impressionnante, le Flambeau de l’Ouest a commencé à montrer des signes de fragilité. Les contre-performances se sont multipliées, la confiance a diminué et la pression s’est accentuée à mesure que les poursuivants se rapprochaient.
Le nul à domicile face au Canon de Yaoundé, la lourde défaite contre PWD de Bamenda, puis les revers face à Colombe du Sud, Gazelle FA de Garoua et Coton Sport de Garoua ont progressivement fait basculer la saison.
Ces résultats ont permis aux concurrents directs de revenir puis de dépasser Unisport dans la course au titre.
Malgré cette fin de saison frustrante, Laurent Djam semble vouloir relativiser. Son discours rappelle que, malgré les regrets, la saison d’Unisport reste globalement remarquable au regard des attentes initiales.
Pour un club promu, avoir lutté jusqu’aux dernières journées pour le titre national constitue déjà une performance significative. Cela témoigne du travail accompli par le staff technique et les joueurs.
« On fait avec », a conclu l’entraîneur, dans une formule qui résume à la fois les difficultés traversées et la résilience dont son groupe a dû faire preuve.
Ces déclarations pourraient relancer les débats autour de la gestion interne du club et des ajustements nécessaires pour permettre à Unisport de franchir un cap la saison prochaine.
Une chose est certaine : malgré la déception, Unisport du Haut-Nkam a envoyé un message fort cette saison. Avec davantage de stabilité sur le plan administratif et interne, le club pourrait rapidement redevenir un sérieux candidat au titre.






















