Alors que Samuel Eto’o est de plus en plus pointé du doigt comme l’un des principaux responsables de la non-qualification des Lions Indomptables à la Coupe du monde 2026, Michel Biemtong est monté au créneau pour prendre sa défense. Le journaliste estime que les véritables responsabilités se situent ailleurs, notamment au niveau du Ministère des Sports du Cameroun et de la présidence de la République.
Dans une sortie particulièrement virulente, Michel Biemtong a clairement désigné Ferdinand Ngoh Ngoh et Narcisse Mouelle Kombi comme les principaux responsables de l’échec du Cameroun.
Selon lui, entre avril 2024 et décembre 2025, la gestion réelle de l’équipe nationale aurait échappé à la FECAFOOT.
« Entre le 2 avril 2024 et le 2 décembre 2025, c’est Ngoh Ngoh Ferdinand et son ami Mouelle Kombi qui ont géré l’équipe nationale du Cameroun », a-t-il affirmé.
Pour Michel Biemtong, cette période a été marquée par une forte ingérence institutionnelle dans la gestion des Lions Indomptables. Il accuse notamment ces deux responsables d’avoir pris le contrôle des décisions majeures, aussi bien sur les plans administratif, technique que financier.
L’une de ses accusations les plus fortes concerne le recrutement de Marc Brys à la tête des Lions Indomptables. Le journaliste soutient que ce choix aurait été directement piloté par la présidence et le ministère des Sports.
« Ce sont eux qui ont recruté le lascar belge Marc Brys comme entraîneur », a-t-il déclaré.
Au-delà du recrutement du technicien belge, Michel Biemtong évoque également une gestion financière opaque autour des fonds mobilisés pour l’équipe nationale. Il parle de régies d’avance et de milliards de FCFA débloqués par l’État pour les Lions Indomptables.
Il accuse en outre ces responsables d’avoir alimenté le climat conflictuel entre le staff technique et la fédération.
Selon lui, Marc Brys aurait été progressivement positionné dans une logique d’opposition avec la FECAFOOT, aggravant les tensions déjà existantes entre les différentes parties.
Michel Biemtong va encore plus loin en évoquant l’impact de certaines tensions internes sur l’ambiance au sein du groupe. Il cite notamment André Onana comme l’un des acteurs impliqués dans cette atmosphère tendue.
Selon son analyse, toutes ces tensions cumulées ont considérablement nui à la stabilité des Lions Indomptables durant la campagne qualificative.
« C’est logiquement ces deux derniers qui doivent des comptes aux Camerounais sur la non-qualification des Lions Indomptables à la Coupe du monde 2026 », a insisté le journaliste.
Michel Biemtong rejette donc fermement les accusations visant exclusivement la FECAFOOT. À ses yeux, faire de Samuel Eto’o le seul responsable relèverait d’une lecture biaisée de la situation.
« Accuser la FECAFOOT, c’est faire preuve de mauvaise foi », a-t-il lancé.
Pour lui, si la FECAFOOT peut avoir sa part de responsabilité comme d’autres acteurs, l’essentiel du pouvoir décisionnel autour des Lions durant les éliminatoires aurait été détenu par la présidence et le ministère.
Ce débat illustre une nouvelle fois les profondes divisions qui entourent le football camerounais depuis plusieurs mois. Depuis l’élimination du Cameroun, les analyses divergent fortement entre ceux qui pointent la responsabilité de Samuel Eto’o, ceux qui accusent le Ministère des Sports du Cameroun, et ceux qui estiment que la responsabilité est collective.
Une chose reste cependant certaine : l’échec du Cameroun à se qualifier pour la Coupe du monde 2026 continue de raviver les fractures entre les différents acteurs du football national. Les débats restent vifs, et la question des responsabilités demeure au centre de toutes les discussions.






















