Le débat autour de l’élimination des Lions Indomptables du Cameroun à la Coupe du monde 2026 continue d’alimenter les plateaux de télévision et les débats dans l’opinion publique. Alors que plusieurs voix pointent principalement du doigt FECAFOOT et son président Samuel Eto’o, le journaliste Ernest Obama adopte une lecture beaucoup plus globale.
Pour lui, il serait injuste de concentrer toute la responsabilité sur une seule personne ou une seule institution. Selon son analyse, l’échec du Cameroun est avant tout collectif.
À ses yeux, tous les acteurs ayant gravité autour de l’équipe nationale portent une part de responsabilité dans ce fiasco historique.
Cela concerne notamment :
- FECAFOOT
- le ministère des Sports
- les dirigeants administratifs
- le staff technique
- les joueurs
- les supporters
- et plus largement l’opinion publique camerounaise
Le journaliste estime que la crise institutionnelle qui a entouré les Lions durant les éliminatoires a considérablement fragilisé l’équipe nationale.
Depuis la nomination controversée du sélectionneur Marc Brys, le football camerounais a été plongé dans un climat de tensions permanentes entre les différentes instances dirigeantes.
Ce climat conflictuel s’est progressivement installé comme toile de fond de la campagne qualificative.
Entre querelles administratives, bras de fer institutionnels, conflits de compétences et guerre d’influence autour de la gestion des Lions, l’environnement de l’équipe est devenu particulièrement instable.
Pour Ernest Obama, c’est précisément cet environnement toxique qui a largement contribué à la non-qualification du Cameroun.
Dans sa prise de parole, il rappelle plusieurs épisodes qui ont marqué cette période.
« Nous sommes tous responsables. »
Cette déclaration résume l’essentiel de sa pensée.
Il cite notamment la nomination du sélectionneur sans consultation harmonieuse avec la fédération, les tensions autour de la gestion logistique de l’équipe, les polémiques liées au choix des stades ainsi que les affrontements ouverts entre le ministère et la fédération.
Chaque épisode conflictuel, selon lui, a affaibli un peu plus la sérénité des Lions.
Le problème, selon son analyse, dépasse même les institutions.
Il pointe également du doigt le rôle du public et de certains observateurs qui ont souvent encouragé les clivages au lieu de favoriser l’unité autour de l’équipe nationale.
Le climat de polarisation entre différents camps — souvent résumés par l’opposition entre « Églisiens » et « Hiboux » — a profondément divisé l’opinion autour des Lions.
Cette fracture a créé un environnement malsain, où chaque décision était analysée sous un prisme politique ou partisan plutôt que sportif.
Dans ce contexte, les véritables priorités sportives sont passées au second plan.
La préparation, la cohésion du groupe et la performance sur le terrain ont été constamment parasitées par des tensions externes.
Pour Ernest Obama, si les textes avaient été respectés et si chaque acteur était resté dans son périmètre de compétence, le Cameroun aurait eu de bien meilleures chances de se qualifier.
Son message est clair : le football camerounais doit impérativement tirer les leçons de cet échec.
Au lieu de chercher un bouc émissaire unique, il appelle à une autocritique générale.
Cette lecture rejoint d’ailleurs celle de plusieurs autres observateurs, qui estiment que la non-qualification des Lions Indomptables du Cameroun à la Coupe du monde 2026 n’est pas le résultat d’un seul facteur, mais l’addition de nombreuses erreurs.
Une chose est sûre : l’absence du Cameroun à la prochaine Coupe du monde restera comme un immense échec pour une nation historiquement majeure du football africain.
Le plus important désormais sera de savoir si cet échec servira réellement de leçon.
Car sans remise en question profonde, les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets lors des prochaines échéances, notamment la Coupe d’Afrique des Nations et les futures campagnes qualificatives.






















