Jean Lambert Nang a littéralement dégoupillé contre Ernest Obama dans une sortie d’une rare violence verbale. L’ancien patron de la CRTV n’a laissé aucune place à la diplomatie et a envoyé des missiles en règle contre le journaliste.
Manifestement excédé par les attaques répétées dont il fait l’objet, Jean Lambert Nang a décidé de répondre sans filtre, avec des mots durs et des piques assassines.
D’entrée, il rabaisse sèchement son contradicteur en soulignant une contradiction qu’il juge flagrante : si ses propos étaient insignifiants, pourquoi mobiliser autant d’antenne pour les commenter ?
« Si ma parole ne portait pas, vous ne passeriez pas une heure entière d’émission sur trois lignes publiées sur Facebook », balance-t-il avec ironie.
Pour lui, cette obsession d’Ernest Obama à commenter ses sorties est surtout l’aveu d’une gêne profonde face à une voix qu’il considère influente et crédible dans l’espace médiatique camerounais.
Mais le ton monte encore d’un cran.
Jean Lambert Nang rejette catégoriquement l’idée selon laquelle son statut actuel de maire devrait l’obliger au silence. Il revendique pleinement sa liberté d’expression et refuse qu’on lui dicte ce qu’il peut dire ou non.
Puis vient l’estocade.
La charge devient frontale, brutale et sans détour.
L’ancien journaliste accuse Ernest Obama d’être mal placé pour distribuer des leçons, au regard de ses nombreuses prises de position controversées sur la FECAFOOT et Samuel Eto’o.
Et c’est là qu’il sort l’artillerie lourde.
« Je ne devrais pas critiquer mon ancien employeur ? Alors qu’il ferme définitivement son clapet sur la FECAFOOT et Samuel Eto’o », assène-t-il.
Le mot est lâché.
Clapet.
Une formule méprisante, volontairement humiliante, qui traduit l’ampleur de la colère de Jean Lambert Nang.
Le message est limpide : il refuse toute forme de morale venant d’Ernest Obama et dénonce ce qu’il considère comme une hypocrisie manifeste.
Cette sortie incendiaire vient confirmer une chose : le climat dans les médias camerounais est plus électrique que jamais. Les débats autour de la FECAFOOT, de Samuel Eto’o et du football camerounais dépassent désormais largement le cadre sportif.
Ce n’est plus un débat.
C’est une guerre ouverte.
Et visiblement, Jean Lambert Nang vient de montrer qu’il n’a aucune intention de baisser le ton.






















