Fidèle à son style direct, offensif et sans détour, le président de la FECAFOOT a profité de la réunion du comité exécutif de ce vendredi 3 juillet 2026 pour envoyer un message fort, très fort même, à ceux qui dirigeaient le football camerounais avant lui. Sans prononcer le moindre nom, Samuel Eto’o a décoché plusieurs flèches empoisonnées vers ses prédécesseurs, dans une prise de parole qui ressemble fortement à un règlement de comptes politique et institutionnel.
Sans les citer directement, Samuel Eto’o a dressé un bilan flatteur de son mandat tout en soulignant, de manière à peine voilée, les insuffisances des anciennes équipes dirigeantes. Le patron de la FECAFOOT a insisté sur ce qu’il considère comme une véritable rupture avec les pratiques du passé.
« Nous avons décidé de marquer une rupture avec ce qui se faisait avant », a-t-il lancé d’entrée, dans une déclaration qui sonne comme un tacle appuyé à l’endroit des anciens dirigeants.
Le message est limpide : pour Samuel Eto’o, le football camerounais sort progressivement d’une longue période de gestion approximative et de dysfonctionnements structurels.
Le président de la FECAFOOT s’est ensuite appuyé sur plusieurs réalisations concrètes pour défendre son bilan. Il a notamment mis en avant le respect du calendrier sportif, un problème récurrent qui a longtemps terni l’image des compétitions locales.
« Désormais, tous nos championnats se jouent et nous respectons nos calendriers », a-t-il martelé.
Une manière claire de rappeler qu’avant son arrivée, l’organisation des compétitions nationales était régulièrement marquée par des retards, des interruptions et des polémiques.
Samuel Eto’o n’a pas manqué non plus de saluer les efforts du président Foko ainsi que du corps arbitral, qu’il considère comme des acteurs essentiels de cette nouvelle dynamique.
Il a également tenu à féliciter les responsables des ligues régionales pour leur implication dans le bon déroulement des compétitions, allant de la Guinness Super League aux championnats des jeunes et amateurs.
Pour Samuel Eto’o, les résultats parlent désormais d’eux-mêmes.
« La différence est là », a-t-il conclu.
Une formule courte, mais lourde de sens.
Car derrière ces trois mots se cache un message fort : l’actuelle équipe dirigeante estime avoir apporté des changements visibles, là où les anciennes administrations auraient échoué à moderniser durablement le football camerounais.
Encore une fois, Samuel Eto’o montre qu’il assume pleinement sa communication offensive et son discours de rupture, quitte à froisser ceux qui ont dirigé la FECAFOOT avant lui.






















