À quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations féminine, l’incertitude plane autour de plusieurs cadres des Lionnes Indomptables du Cameroun. Selon le coordonnateur Dimitri Liboff, quatre joueuses importantes risquent de ne pas participer à la compétition continentale. Un coup dur après le départ de Nchout Njoya Ajara et Falone Meffomettou qui ont claqué la porte.
Cette situation constitue un véritable casse-tête pour le staff technique, qui tente actuellement de finaliser sa préparation avec un groupe encore incomplet.
Les joueuses concernées sont :
- Michaela Abam
- Lamine Mana
- Gabrielle Aboudi Onguéné
- Mayi Kith Easther
Ces quatre internationales évoluent actuellement dans des championnats étrangers et restent engagées avec leurs clubs respectifs.
Michaela Abam poursuit sa saison au Mexique, tandis que Lamine Mana évolue en Chine. De son côté, Gabrielle Aboudi Onguéné joue en Russie, alors que Mayi Kith Easther est engagée au Japon.
Le principal problème vient du calendrier. Conformément au règlement de la FIFA, les clubs ne sont tenus de libérer leurs joueuses qu’à cinq jours du début officiel de la compétition.
En clair, ces quatre Lionnes pourraient rejoindre la sélection très tardivement, avec un temps de préparation extrêmement réduit avant le début de la CAN.
Cette situation inquiète sérieusement le staff des Lionnes. La nouvelle équipe technique souhaite construire un groupe stable, homogène et pleinement impliqué dans la préparation actuelle.
L’idée serait de miser prioritairement sur les joueuses déjà présentes au stage, celles qui participent activement au travail tactique, physique et collectif depuis le début du regroupement.
Cette position est compréhensible. Dans une compétition aussi exigeante que la CAN, la cohésion du groupe et les automatismes peuvent peser aussi lourd que la qualité individuelle.
Intégrer tardivement des joueuses, même expérimentées, représente toujours un risque sur le plan collectif.
Mais le dilemme est réel.
D’un côté, le staff veut privilégier l’engagement immédiat et la continuité du travail. De l’autre, il est difficile d’ignorer l’apport potentiel de joueuses aussi expérimentées.
Gabrielle Aboudi Onguéné reste par exemple l’une des figures les plus expérimentées du football féminin camerounais. Son leadership, son vécu des grandes compétitions et son influence dans le vestiaire sont des atouts importants.
Même constat pour Michaela Abam, dont la vitesse, la percussion et l’expérience internationale peuvent faire la différence dans les grands rendez-vous.
L’absence de ces quatre cadres représenterait un coup dur majeur pour les ambitions du Cameroun.
Cette situation survient dans un contexte déjà tendu autour des Lionnes, marqué par plusieurs turbulences internes : changement de capitaine, rajeunissement de l’effectif, départs de certaines cadres et tensions autour des conditions de stage.
Autant de facteurs qui rendent la préparation particulièrement délicate.
Les prochains jours seront donc décisifs. Le staff technique devra trancher entre deux options : attendre ces cadres en acceptant leur arrivée tardive, ou faire confiance aux joueuses déjà mobilisées.
Une chose est certaine : cette incertitude ajoute une pression supplémentaire sur les Lionnes Indomptables du Cameroun à l’approche d’une Coupe d’Afrique des Nations féminine qui s’annonce déjà particulièrement compliquée.






















