Ce mercredi, la Fédération Camerounaise de Football a commis une note autorisant spécialement l’Aigle royal du Moungo à recruter quatre joueurs. Il s’agit de Mahaman Abdoulaye, Guy Serge Edoa, James Olufade et Steven Tanon Sizono. Selon le communiqué de la FECAFOOT, ces quatre footballeurs sont issus de l’académie du club.
On se demande bien comment quatre joueurs dont James Olufade âgé de 32 ans qui a joué dans plusieurs clubs du Cameroun, Guy Serge Edoa (28 ans) qui a également roulé sa bosse partout au Cameroun, Mahaman Awalou Abdoulaye (ex-Union de Douala) et Steven Tanon Sizono (31 ans et ex de l’Ums de Loum), peuvent se retrouver dans une académie censée former de jeunes footballeurs. En outre, la qualification de ces joueurs ne respecte par les périodes officielles d’enregistrement des joueurs prévues du 17 juillet au 4 octobre 2025 pour la première phase et du 5 octobre 2025 au 31 janvier 2026 pour la seconde.
Cette décision controversée signée du secrétaire général de la FECAFOOT, fait des gorges chaudes dans les milieux du football camerounais. Soumangourou, un observateur averti du football national réagit en ces termes :
« Cette autorisation exceptionnelle pourrait faire jurisprudence. Plusieurs clubs, lésés ou frustrés, pourraient désormais réclamer le même traitement. Pourquoi certains bénéficieraient-ils de dérogations quand d’autres sont contraints de respecter scrupuleusement les règlements ?
Le risque est clair: multiplication des contestations.
Perte de crédibilité du championnat, soupçons de favoritisme ou de gestion à géométrie variable
Dans un environnement déjà fragile, ce type de décision pourrait accentuer la méfiance entre les acteurs.
Et maintenant ?
Les prochains jours seront déterminants. Les clubs concurrents pourraient saisir les instances compétentes pour demander des explications, voire déposer des recours. Sur le terrain, chaque match impliquant ces joueurs sera scruté avec attention. Mais il ne faut pas aussi oublier dans la même note du Secrétaire général de la fédération qui demande au CTFP de veiller à ce que les commissaires de matchs soient notifiés concernant ces joueurs.
Une chose est sûre, au-delà de l’Aigle Royal du Moungo, c’est toute la crédibilité de la MTN Elite One qui est en jeu. Le football camerounais peut-il encore se permettre des décisions aussi controversées sans en payer le prix ? »






















