Au regard des récents événements, beaucoup d’observateurs commencent à se poser la question : Gaelle Enganamouit est-elle devenue la véritable patronne des Lionnes Indomptables du Cameroun ?
Les signaux observés ces derniers jours semblent montrer une influence grandissante de l’ancienne Ballon d’Or africaine 2015 dans la gestion de la sélection féminine camerounaise. Membre du comité exécutif de la FECAFOOT, Gaelle Enganamouit apparaît aujourd’hui comme une figure de plus en plus centrale dans les décisions liées aux Lionnes.
Le premier élément qui alimente cette perception est le changement de brassard. La décision de confier le capitanat à Colette Ndzana au détriment de Gabrielle Aboudi Onguéné est perçue comme un tournant fort. Une telle décision dépasse le simple aspect sportif. Elle redéfinit les rapports de leadership au sein du vestiaire.
Ce choix a surpris de nombreux observateurs, d’autant plus qu’Gabrielle Aboudi Onguéné est une cadre historique de la sélection. Le fait que Gaelle Enganamouit ait fortement soutenu ce changement renforce l’idée qu’elle pèse lourd dans les grandes orientations.
Deuxième élément : son implication supposée dans la sélection des joueuses.
Plusieurs sources évoquent un rôle actif de l’ancienne capitaine dans le choix des joueuses retenues pour le stage et pour la compétition à venir. Cela alimente naturellement des débats, surtout lorsque certains choix surprennent ou suscitent des interrogations.
Le cas de Dolores Mballa illustre bien ces discussions. La joueuse de FC Enfants des Rails figure parmi les profils mis en avant, ce qui n’est pas passé inaperçu puisque ce club est associé à Gaelle Enganamouit.
Pour certains, cela démontre son influence. Pour d’autres, il s’agit simplement de choix sportifs assumés.
Mais ce qui impressionne surtout, c’est la vitesse avec laquelle son poids semble avoir grandi dans l’écosystème des Lionnes.
Ancienne star du football féminin africain, Gaelle Enganamouit bénéficie d’une forte légitimité. Son parcours parle pour elle : Ballon d’Or africain, ancienne capitaine, figure emblématique du football féminin camerounais. Peu de personnalités peuvent rivaliser avec un tel capital symbolique.
Son statut lui donne une autorité naturelle auprès des joueuses, des dirigeants et du staff.
Cette montée en puissance intervient dans un contexte de tensions majeures dans la tanière. Le départ fracassant d’Nchout Njoya Ajara et d’Falone Meffometou a mis en lumière des fractures internes profondes.
La gestion de cette crise sera probablement révélatrice du véritable équilibre des pouvoirs au sein de la sélection.
Selon plusieurs indiscrétions, Samuel Eto’o est personnellement intervenu pour tenter de ramener le calme et favoriser le retour des deux joueuses. Cela montre que le président de la FECAFOOT reste évidemment le décideur final.
Mais entre la vision stratégique impulsée par Samuel Eto’o et l’influence opérationnelle grandissante d’Gaelle Enganamouit, une nouvelle dynamique semble se dessiner.
Aujourd’hui, une question domine : assiste-t-on à l’émergence d’une nouvelle figure forte du football féminin camerounais sur le plan administratif ?
Il est encore tôt pour l’affirmer avec certitude. Mais une chose est claire : Gaelle Enganamouit n’est plus seulement une ancienne gloire des Lionnes. Elle s’impose progressivement comme l’une des voix les plus influentes autour de la sélection féminine camerounaise.






















